Le résumé du film

 

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La neige tombe sur des paysages enneigés de la banlieue de Stockholm. En off, une voix résonne au téléphone, celle d’un jeune garçon. Il raconte. Déporté dans le Sinaï sept mois auparavant, il est torturé dans une cave cachée au nord-est du Sinaï. Son corps n’est plus qu’une bouillie de chairs qui saignent. A l’écoute, il y a Meron, une militante érythréenne qui tente de venir en aide aux victimes de ce trafic.

A ses côtés, Robel a survécu aux camps de torture du Sinaï. A 24 ans, il vient d’entrer clandestinement en Suède. Son voyage jusqu’en Europe a duré plus de cinq ans. Robel vit dans un petit chalet, au bord d’un lac gelé, en attendant son statut de réfugié. Sa voix porte l’histoire de tous les Erythréens fuyant la dictature : il est le narrateur du film. Comme un tuteur, la voix de Robel nous guide de la Suède à l’Egypte, de la neige au désert, dans un long voyage au cœur de la barbarie.

Meron et Rebel
Dans le chalet au bord du lac vivent aussi Daniel et Filmon, deux jeunes rescapés du Sinaï. Assis à l’unique table du chalet, Filmon commence à raconter avec pudeur la genèse de son calvaire. L’appel au service militaire, la fuite de l’Erythrée, l’arrivée dans l’immense camp de réfugiés de Kassala, puis le kidnapping, un jour où il était parti chercher du bois aux abords du camp.

Comme un écho, leur répond la voix de Germay, 26 ans, coincé dans la ville du Caire depuis sa libération. Le récit de la déportation vers le Sinaï se poursuit. Entassés dans des camions à bestiaux, sous des bâches, les kidnappés remontent le long du delta du Nil jusqu’au nord-est du Sinaï. Les maltraitances commencent dès les premières heures.

Mais rien ne préfigure ce qui les attend dans le Sinaï. Pour raconter la torture systématique, la privation de sommeil, de nourriture, les jours entiers passés à attendre d’être battus, brûlés au fer rouge ou suspendus au plafond comme des quartiers de viande, les voix de Germay et Filmon se mêlent à celle de Halefom, 20 ans, dont sept mois passés dans les camps et de Merih, 16 ans.

 
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Aux récits des survivants vient petit à petit se mêler celui d’un tortionnaire, Abu Abdullah, qui tente d’expliquer la nécessité de ce trafic d’êtres humains, qui n’est pour lui qu’un commerce comme un autre dans une région totalement livrée à elle même. Mais le récit dévoile aussi les zones d’ombres du trafic, et les failles d’un bourreau qui est loin d’être seul responsable de l’horreur.

Un chef bédouin, Cheickh Mohammed Abu Bilal, vient parfois au secours des suppliciés. Ce chef religieux du village d’El-Mahdia, à trois kilomètres de la frontière israélienne, est le seul, dans cette région en proie à la guerre, à oser secourir les «Africains», terme par lequel on désigne les déportés

 

 

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